[Communiqué de presse]
Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées
À l’issue du premier tour des élections municipales, la FSU alerte sur les menaces qui pèsent sur la démocratie et la cohésion sociale.
L’abstention massive, inédite pour des municipales, alors que les enjeux touchent directement les préoccupations de la population en matière de services publics de proximité, doit être analysée. Pour la FSU, elle résulte notamment des politiques conduites depuis des années à rebours des aspirations de la population en matière de justice sociale, fiscale et environnementale. Les politiques d’austérité ont privé les municipalités et les collectivités territoriales des moyens de répondre aux besoins de la population, accréditant le sentiment d’impuissance. Des pratiques du pouvoir brutalisant la démocratie et les institutions ont aussi contribué à discréditer la politique, provoquant ressentiment et désintérêt.
Le paysage politique à l’issue du premier tour est incertain, fragmenté et polarisé, mais il révèle un fort ancrage géographique et une progression des forces d’extrême droite et de leurs idées. Elles sont aujourd’hui en passe de l’emporter dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Nice et Toulon.
L’absence de débat public sur les enjeux véritables des municipales, la surexposition des propositions populistes et des polémiques ont conduit à souffler sur les braises de la crise sociale et politique. Mais les causes sont plus profondes, en commençant par le sentiment de déclassement et d’abandon, aggravé par l’affaiblissement et le recul des services publics, créant un sentiment de concurrence dans l’accès aux droits sur lequel prospère le racisme et la haine.
Les programmes des candidats d’extrême droite sont porteurs d’aggravation des inégalités et des injustices, de destruction des services publics, de réduction des droits des agent·es qui les font vivre, de régression pour les droits des femmes et des minorités, et de dangers pour les libertés.
Au regard de la nécessité de défendre la démocratie, la cohésion sociale et les services publics, la FSU appelle à participer massivement au second tour pour battre l’extrême droite et ses idées et tout projet qui mettrait en danger l’égalité entre les habitantes et les habitants comme la qualité et l’accès aux services publics locaux. Elle appelle également les forces politiques à faire preuve de la plus grande responsabilité pour empêcher leur arrivée au pouvoir.
Faire reculer durablement l’extrême droite exige aujourd’hui d’investir dans les services publics, d’engager des politiques sociales et écologiques ambitieuses et de renforcer la démocratie et les contre-pouvoirs. Il est encore temps. Le 22 mars mobilisé·es dans les urnes !
Bagnolet le 19 mars 2026
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